Cet été, le Comité de lecture participatif (CLP) du 1er Prix littéraire féministe de l’Ouest a embarqué 143 lecteurices, engagé.e.s aux côtés des fameuses pour la présélection des 42 ouvrages en lice pour le Prix (fiction, non-fiction, poésie, BD, littérature jeunesse). Petit florilège de retours sur cette expérience inédite.

Charlotte creuse son sillon de féministe à travers des ateliers de bibliothérapie. Elle met des récits inspirants entre les mains de ses élèves pour les aider à s’alléger et s’émanciper. « Le souffle d’enthousiasme » qu’elle a ressenti lors de la visio de présentation du CLP l’a confortée dans son « envie de faire quelque chose de bien, ensemble ».

Grâce au Prix, Fanny, coach sportive basée à Audierne et grande lectrice de littérature féministe, s’est sentie « renforcée dans sa conscience féministe. Ce qui me parle, c’est de me reconnaitre dans l’ouvrage, d’avoir l’impression d’être le centre du récit ». 

Pour avoir été libraire à St-Nazaire, Sarah a « un regard de plus en plus critique sur la littérature, féministe en particulier ». Faire un retour argumenté sur les ouvrages l’a bien motivée ; pour la prochaine édition, elle « aspire à davantage d’échanges entre les lecteurices ». 

Denis, enseignant et référent EVARS (Education à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle) de son lycée, a « envie de faire avancer les choses ». Pour lui, « le féminisme sauvera le monde, par la déconstruction, afin de vivre autrement ». Son soutien au Prix est total.

Léa, psychologue, a eu « besoin de se poser, mais pas sur la plage, d’être sérieuse » pour lire les ouvrages du Prix. Dans sa « vision très intersectionnelle du féminisme », elle a questionné son propre féminisme : « de quel féminisme parle-t-on ? quel est le mien ? ».

Grâce à ses lectures d’un nouveau type, le regard de Catherine change : « Les sensibilités perçues au travers des personnages me font évoluer, me permettent d’oser avoir une opinion de femme et de trouver une sorte de puissance à décrypter le monde pour agir ».

L’enthousiasme de Guillaume saluant la dimension inclusive du thème du Prix et exhortant les hommes à lire des ouvrages féministes n’est pas feint. « Le thème de l’Ailleurs m’a permis de m’interroger sur mon identité de genre et de m’identifier à plusieurs niveaux. Je suis assigné homme, mais… ».

Elevée dans une fratrie de garçons par des parents qui lui ont fait confiance, Sylvie est « devenue féministe convaincue ». Participer à la sélection pour le Prix a interrogé en elle « la nécessité d’être en phase avec les valeurs d’acceptation de soi et de l’autre ».

Le compte Instagram de Juliette n’est qu’une des facettes de sa passion pour la littérature féministe. Répondre à l’appel du Prix avait donc du sens, d’autant que sa « dimension loco-régionale permet une réelle mise en avant des textes d’auteurices souvent méconnu.e.s».

« J’attends d’une lecture féministe des perspectives pour sortir d’un modèle patriarcal ». Dans son questionnement sur la vulnérabilité, la peur des femmes qui entrave la liberté, Stéphanie a été comblée par des ouvrages d’autrices prometteuses. 

Rédaction : Florence Lesavre