Plusieurs structures nantaises organisent des temps d’échanges autour d’œuvres féministes et/ou écrites par des femmes. Les fameuses se sont invitées au café Les Impertinant·es pour assister à son cercle de lecture de rentrée. 

Justice restaurative, santé mentale, maternité, violences sexistes et sexuelles… nombreux sont les thèmes abordés cet après-midi lors du cercle de lecture de rentrée des Impertinant·es. Tous les mois, le café féministe nantais réunit lecteurices assidues ou ponctuelles pour débattre autour d’un livre, d’une autrice ou d’une thématique, liés au genre ou à la condition féminine.

Mais aujourd’hui, c’est la rentrée et les animatrices du cercle – des bénévoles de la structure – proposent aux participant.es de présenter leur coup de cœur de l’été.

La Vie d’Elisabeth d’Adèle Yon, L’Art du dressage de la nantaise Christelle Périssé-Nasr, La Nuit au cœur de Natacha Appanah, plusieurs fois primée pour ce livre ou encore Déréglée de Francine Oomen… Une multitude de bouquins est citée, du best-seller au plus confidentiel, et démontre la vitalité de la scène littéraire féministe et féminine. « Ça m’a permis de découvrir de nombreuses d’autrices. J’avais toujours l’impression de ne pas en lire assez », glisse l’une des participantes. Un bon moyen d’atteindre une forme de parité dans ses lectures ou carrément, de remplacer les auteurs par des autrices dans sa bibliothèque.  

Quel bookclubs pour qui ?

Après avoir discuté, rebondi, conseillé d’autres lectures, participant.es et bénévoles décide du programme du cercle jusqu’à la fin de l’année. Avis aux amateur.ices : lors des prochains mois, on discutera aux Impertinant·es des autrices Becky Chambers et Bell Hooks et de justice alternative.

A Nantes, les initiatives fleurissent et plusieurs bookclubs sont organisés chaque mois. La librairie Les Vagues dédie le sien aux lectures TPBG (transpédébigouine) tandis que Les Biens-Aimé·e·s vient de lancer un temps mensuel en mixité choisie (sans homme cisgenre). En novembre, il aura pour thème les « bad girls ». Une belle preuve s’il en fallait que les lecteur·ices ont soif de nouvelles écritures, d’imaginaires alternatifs  de voix différentes pour les aider à lire le monde.

Rédaction : Marine Raut-Guillerme